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samedi 25 octobre 2008

Neige et Rocher Pourquoi la Corvée de bois ? ... ou Merlin l’Eclateur

(télécharger en version PDF)

Un-deux-trois (nous irons au bois), quatre, cinq, six, …sept,….et deux là qui font neuf : j’ai neuf bleus dont sept sur les cuisses !!! Qu’est-ce qui m’a pris d’aller faire une activité le week-end qui me colle neuf bleus sur le corps !!!! Est-ce que par hasard je deviendrais une de ces psychopathes paranoio-dépressivoio-masochiste? Je suis là assise sur le bord de mon lit, il est 7h07 et je devrais me lever, mais en constatant à quel point mon corps est abîmé, je me demande si c’est une bonne idée.

A la limite, je n’ai pas besoin de mettre de mini-jupe aujourd’hui, …pas plus que les autres jours d’ailleurs. Bon, alors je n’ai vraiment pas d’excuse, les bleus ne sont pas une contre-indication au travail. Alors déterminée à faire fi de cette mutilation esthétique, je me dresse sur mes jambes et là je suis stoppée net et retiens difficilement un râle féroce venu des tripes. Un cri de douleur, le cri de la bête venant de se prendre une décharge de chevrotine dans l’échine et qui se retourne vers le chasseur chassant sans son chien, et lâche en un seul souffle toute sa férocité, tout ce que son instinct bestial ne lui permet pas de retenir : sa surprise, sa révolte, sa haine, sa douleur et sa souffrance, toutes provoquées par un geste lâche et vil d’être humain…. Une douleur vive et profonde donc qui là dans mon cas perso, semble venir de mes cuisses (celles-là même qui sont joliment ornées d’hématomes multicolores) : wouatchaaaa ! Ce ne sont tout de même pas des bleus qui font si mal ? …..Ah mais non : ce sont des courbatures ! Elles étaient là bien tranquilles, tapies au fond de mes muscles pendant que j’étais assise à observer mes bleus et au moment où je décide de me lever, elles entrent en scène avec fracas : « Tadaaah ! C’est nous les courbatures et on va te pourrir tes prochaines 48h ! ».

Bon, de toute façon, une fois debout à côté de mon lit à 7h08 un lundi matin, il n’y a pas grand chose d’autre à faire que d’aller bosser. Alors j’y vais. En me préparant, je me remémore le week-end :

Tout a commencé il y a 3 jours. Je m’adonnais à une des activités que j’exècre le plus au monde: préparer les sacs. D’accord c’était pour aller passer le week-end à Bise avec les enfants à l’occasion de la corvée de bois et de la fête de la montagne. Quand il ne s’agit que de son propre sac à dos, passe encore, on gère. Mais quand il s’agit de préparer des sacs Leader Price et Ed (parce que je me vois mal arriver à Bise avec mes valises Samsonite à roulettes) pour y entasser des affaires pour chaque membre de la famille, pour chaque situation météorologique, pour chaque humeur et pour chaque imprévu (qui par définition n’est pas prévisible donc ça ne sert à rien) ça devient forcément un casse-tête. Donc je commençais à me dissoudre et à me diluer dans ces préparatifs sans fin quand soudain j’ai laissé aller mes pensées et j’ai imaginé ce que pourrait être l’ambiance le lendemain à la coupe du bois. Des hommes virils dans les arbres, avec des chemises à carreaux de bûcherons et des moustaches et des casquettes, chantant des airs d’hommes virils et donnant de la tronçonneuse en rythme pour se donner de l’entrain….Puis l’un d’entre eux criant : « timbèèèèèèr ! » et dans un énorme grincement et des milliers de craquements, l’arbre abdiquerait et plierait devant l’homme, entrainant dans sa chute le balai de ses feuilles dans les rayons du soleil comme des centaines d’ultimes reflets de vie. Je trouvais ça aussi triste que beau, mais indéniablement intéressant. Et je trouvais que pour les enfants, cela pouvait aussi être instructif de voir au moins une fois dans leur vie, un arbre tomber.

Le lendemain matin, une fois les sacs rangés dans le coffre de la voiture et les enfants rangés sur la banquette arrière, on se met en route pour Bise. En chemin, je commence à imaginer de manière plus réaliste la scène sur laquelle j’avais fantasmé la veille: « je ne me souviens pas avoir vu d’arbres autour du refuge de Bise. Où couperont-ils les arbres ? Aucune idée... ».  Et au fil de la conversation avec les enfants je n’y ai plus repensé.

On passe le Lac de Fontaine, et au détour d’un virage, on voit plusieurs voitures garées de part et d’autre de la route. Et là, au lieu de me dire : « ça doit être les gars du CAF qui sont en train d’attaquer la coupe des arbres, alors si on veut voir un arbre tomber il faut absolument qu’on s’arrête ici, quitte à continuer dans 30mn jusqu’à Bise pour aider les autres… », au lieu de me dire ça, je me dis comme une cruche : « tiens, il y a une grosse concentration de gens qui vont aux champignons par ici… » et j’accompagne cette remarque d’anthologie d’un sourire niais destiné à entretenir la bonne humeur des enfants. Voilà comment en une fraction de seconde on rate tout un pan d’histoire.

Finalement, on arrive à Bise. Là les enfants reconnaissent l’endroit : « ah mais c’est chez Heidi (la fille des gérants du refuge), Maman, je n’avais pas compris ça, c’est génial, on est super content !». Moi intérieurement: « bon, c’est déjà ça. Attendons de voir la suite parce que si Heidi et Marie ne sont pas là, ça peut vite tourner au cauchemar : « Mômaaaan, j’m’eeeennuiiiiiie, y a rien à faire à la montâââgn ! ».

On s’approche et là on voit que la corvée de bois a déjà un peu commencé car des dames courageuses et des hommes entrainés portent des bûches d’un endroit à l’autre.  En effet, il est 10h et le givre sur les pare-brise des quelques voitures sur le parking commence à peine à fondre. La bonne nouvelle c’est qu’en bas il fait gris et ici il fait beau.

En arrivant devant l’entrée du refuge, nous sommes malencontreusement alpagués par Christèle la gérante du refuge qui nous saute littéralement dans les bras et nous propose un café. Impossible de refuser. Donc 30 minutes plus tard j’arrive auprès de ceux qui transportent des bûches depuis déjà une bonne heure, en disant : « voilà, maintenant je peux aider, qu’est-ce qu’il faut faire ? ». J’évite de poser une question bête et qui n’aurait eu pour effet que de me faire passer pour une vile (ville) citadine : « pourquoi ne laisse-t-on pas les bûches dans la réserve et ne transporte-t-on pas des bûches neuves dans le refuge ? ça ferait économiser des allées et venues. » Je me dis que c’est sans doute pour une histoire d’humidité du bois.

Alors je mets au travail. Je vois que les femmes prennent des cageots pour transporter les bûches de l’endroit où elles sont coupées à la réserve. Je fais pareil et prends un cageot qui me tend les bras et je commence à charger : je remplis le cageot de bûches et je…..aïe ! Mais qu’est-ce que c’est que cette bûche qui vient de me tomber sur le bras ?  Je lève les yeux et constate que ceux qui coupent le bois à la hache n’y vont pas de main morte ! Les morceaux volent avec fracas de chaque côté de leur hache qui s’abat avec une puissance qui fait peur, fendant l’air à toute vitesse, dans un élan vigoureux, précis et puissant….on ne peut que s’incliner. Je comprends donc que plutôt que de dire aux bûcherons de faire attention, c’est à moi de faire attention: pour ne pas risquer de me blesser, je dois attendre les moments où ils ont fini de débiter un rondin en bûches et prennent un rondin neuf. Les fendeurs travaillent sans relâche. Ils posent leur hache le temps de prendre un autre rondin et pendant ce temps les femmes se précipitent à leurs pieds pour récupérer les bûches, les charger à toute vitesse avant qu’ils ne se remettent à la besogne.

Ils soulèvent la hache dans le ciel comme des samouraïs manipulent le sabre. L’objet est si lourd et si noble que le mouvement doit être humble. Ce n’est pas un rapport de force entre l’homme et l’outil, c’est une sublimation de l’outil par l’homme. L’homme est là pour donner son sens à la hache.  La hache n’a pas été conçue pour couper. Sa lame est aiguisée uniquement pour se frayer un chemin entre les fibres du bois qu’ensuite elle fend, elle sépare, elle éclate.  D’où le nom de certaines haches : Merlin l’Eclateur. La hache a été conçue par un cerveau d’une sensibilité et d’une intelligence hors pair. Car au lieu de se dire bêtement: « je dois couper du bois alors taillons des dents aiguisées à notre outil et ne mesurons pas nos efforts », au lieu de cela l’homme s’est dit : « comment faire un outil qui utilisera les faiblesses du bois et permettra d’en faire ce dont on a besoin en un minimum d’efforts ? ». En effet, lorsque le rondin est debout posé sur le billot, ses fibres sont verticales. Il suffit donc à la lame de pénétrer entre ces fibres pour les séparer. C’est le poids de la hache qui fait tout le travail. L’homme n’est qu’un accessoire pour guider. La force musculaire de l’homme n’entre en compte que pour l’élan et l’impulsion qu’il va donner pour maintenir la trajectoire de la chute du fer sur le bois, en aucun cas pour la force pure du coup porté.  L’homme n’est là que pour magnifier la hache et pourtant c’est lui qui l’a conçue.

L’impulsion part des épaules, puis ce sont les bras qui se lèvent, entraînant la hache vers le haut. La hache dans le ciel, brandissant son fer étincelant dans la lumière crue du soleil matinal, donne l’impression qu’elle est à l’arrêt. Mais ce n’est qu’une illusion car elle reste là-haut le temps de passer de l’état de vulgaire objet à l’état d’outil qui va prendre tout son sens dans la deuxième partie du mouvement. Pour l’instant donc la hache est  retenue uniquement en son manche par les deux mains du bûcheron. Et là le bûcheron doit faire preuve à la fois de force et de souplesse. Souplesse dans les épaules, les bras, les poignets, pour transmettre à la hache l’énergie cinétique qui va lui donner sa vitesse, force dans les abdominaux et les jambes pour accentuer la vitesse, sans oublier la précision pour viser le billot plutôt que les « tibias à Bibi ». Plus la hauteur de la hache est élevée, plus le coup sera fort car la hache travaille par sa masse tombant d’une certaine hauteur, plus que par l’effort musculaire à proprement parler.

Donc il y a là trois billots et trois hommes qui travaillent inlassablement dessus, pendant que les femmes guettent chaque moment opportun pour venir charger à toute allure les bûches dans les cageots, lever le cageot, le porter jusque dans la réserve, renverser le cageot sur le sol et le vider de ses bûches. Revenir vers les billots, guetter le moment opportun, charger à toute allure, lever, ho-hisse, porter jusqu’à la réserve, renverser les bûches. Revenir, guetter, charger, porter, renverser…. Les femmes sont là comme des abeilles ouvrières dans une ruche bourdonnante. Une ruche de bûches!

Et moi, toujours la pomme qui fait son intéressante : à un moment donné, je lève mon cageot et comme j’avais remarqué une petite bûche plus loin qui allait être sur mon chemin et risquer de me faire tomber, je me suis crue plus maline et j’ai enjambé cette bûche avec mon cageot de 15-20kg ds les bras. Manque de bol, en posant le pied de l’autre côté sur une grosse couche d’écorces humides superposées, j’ai dérapé et me suis retrouvée assise par terre, le derrière dans la sciure, le cageot de bûches de 15kg sur les cuisses (d’où les bleus) et l’air bête. Je suis fière d’être quelqu’un d’attentif et d’observateur mais je crois que ma grande gueule et ma frime me perdront.

A côté c’est le son et lumière des tronçonneuses : le cri strident des lames qui coupent le bois dans une gerbe de sciure, qui dans les reflets du soleil fait penser à un feu d’artifice. C’est beau, éclatant, métallique et scintillant.

Pendant ce temps d’autres hommes travaillent à d’autres façons de fendre le bois. La fendeuse ! La fendeuse trône au milieu de cet endroit. C’est elle la reine de la ruche. Elle ne bouge pas et tout le monde s’affaire tout autour. Déjà elle dénote par sa taille : imposante ; son bruit : un bruit de machine infernale ; sa puissance : démultipliée par le vérin hydraulique. Là aussi, c’est l’outil qui est à l’honneur et l’homme devient accessoire. Il n’est plus là que pour guider, positionner, récupérer, repositionner, accompagner. …et se boucher les oreilles!

Dans la réserve d’autres hommes travaillent eux, comme des fourmis : ils rangent le bois. Là aussi c’est tout un art. Si on ne fait pas attention aux espaces qu’il faut laisser entre les bûches et le mur, à la régularité de l’alternance des bûches, très important : la r.é.g.u.l.a.r.i.t.é. de l’a.l.te.r.n.a.n.c.e (allez raconter ça aux politiciens), alors on se retrouve avec un tas de bois qui ne veut pas s’empiler, qui ne ressemble à rien et on ne peut pas cumuler plusieurs épaisseurs de murs de bûches.

Au début on voit le tas de rondins à débiter qui diminue très vite, alors on se dit : « oh, c’est dommage ! Ce sera trop vite terminé, je n’aurai même pas essayé de manier la hache, au moins pour jouer à Charles Ingalls, (le papa de la série « La Petite Maison dans la Prairie » qui ne fait strictement rien d’autre que de couper du bois toute la journée, assez mono-tâche le type)… ». Ensuite arrive un camion plein de nouveaux rondins : « ah chouette ! ». Puis un 2ème camion,…et  au 3ème, on commence à avoir les bras qui chauffent, les yeux qui piquent, la soif qui arrive, alors on demande : « il y en a encore combien des camions ? ». Réponse : « c’est l’dernier ! ». Alors là franchement c’est la durée idéale : au total ça n’a pris que 3h, tout le monde a eu l’impression de se dépenser, chacun y a mis ce qu’il voulait et quand la faim et la soif se sont fait sentir, c’était pratiquement terminé.

Pendant ce temps d’autres âmes charitables ont lancé le barbecue, installé le buffet et ce déjeuner fût convivial et festif et d’autant meilleur qu’il arrivait après des efforts sains faits dans la bonne humeur. C’est merveilleux d’être là avec uniquement des gens animés par le même amour de la montagne et la même envie de rendre service. Des anciens, des nouveaux et tout le monde est content.

Après le déjeuner, une belle randonnée à la pointe des Pavies en passant par le col Floray, blindé de bouquetins. Ils avaient dû nous observer depuis là-haut tôt le matin car ils étaient vraiment tous là aux premières loges pour admirer la fourmilière (nous) se préparant pour l’hiver. Et le meilleur c’est qu’après une bonne fondue au refuge le soir même, le lendemain je suis remontée au col Floray avec les enfants, et les bouquetins étaient toujours là : il faut croire qu’ils ont aussi leur fête de la montagne !

Ce week-end a été un concentré de raisons pour lesquelles j’aime la montagne, alors ce n’est pas trop de se le rappeler une fois par an, tout comme on se rappelle le jour de sa naissance une fois par an en fêtant son anniversaire, ou en fêtant son anniversaire de mariage pourquoi on s’est marié….. Je sais, la montagne on l’aime tous les jours et on y va toute l’année. Mais d’habitude on profite d’elle, alors pour une fois, on peut le lui rendre. L’année prochaine c’est sûr, je viens dès 9h pour voir aussi au moins un arbre tomber, même si c’est morbide, ça m’intéresse et puis c’est pour la bonne cause. Et puis ce n’est pas n’importe quel arbre, c’est un arbre désigné par le garde-forestier.

Venez nombreux ! La fête n’en sera que meilleure ! Et n’oubliez pas vos gants !

Marie Dauxerre – Adhérente exaltée

 

lundi 11 février 2008

Neige et Rocher Cordillera Blanca 2007 - expedition by Vorosses

La Cordillère Blanche au Pérou, la plus belle des cordillères, la plus grande, la plus haute, la plus enneigée, d’où son nom... Plus de 300 sommets de plus de 5000m, plus de 30 au dessus de 6000m, terrain de jeu encore peu fréquenté sur sa majeure partie…Il n’en fallait pas plus pour faire rêver trois alpinistes chablaisiens, par ailleurs "compagnons de jeu" au sein du groupe de Ski-Alpinisme des Vorosses du CAF du Léman…

Voici un beau récit d'aventure (pdf) où seul le Plaisir aura compté selon l'auteur.
Aussi à lire ici.

dimanche 25 novembre 2007

Neige et Rocher GéoPortail 3D (extrait Neige et Rocher - Automne 2007)

L'arpenteur des montagnes le sait plus que n'importe qui, et Galilée ne dira pas le contraire, la terre n'est pas plate et encore moins plane. Pourtant nos belles cartes le sont désespérément. Il y a bien sûr ces effets d'ombres et surtout les courbes de niveaux bien utiles à tout montagnard qui cherche la trace la meilleure et la plus sécurisée. Certes très utile, mais plat ! Alors qu'en est-il des nouvelles technologies, de cette réalité virtuelle qui nous promet une navigation 3D ?

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samedi 31 mars 2007

Neige et Rocher L’affaire est dans le sac...

Bon alors voilà ! A la demande générale d’au moins 3 personnes que je ne citerai pas, je suis chargé – c’est le mot – de faire ici un essai sur la constitution d’un sac à dos modèle homme, hiver, spécifique rando à ski de type raid – sans e.

Alors là tout de suite, pourquoi l’homme et pas la femme hein pourquoi d’abord, c’est macho ce truc c’est bien le CAF on me l’avait dis et je rends ma carte et y sont pas prêt de me revoir etc… Bon, on se calme le modèle féminin c’est pareil avec 1 kg de mystère en plus. Je me permets pas de fouiller dans le sac des filles, c’est pas poli, ma maman m’a toujours dit çà, alors au cas où, je vous laisserai en causer avec les intéressées.

Dans le sac l’important c’est de viser l’autonomie (si on s’engueule au début d’un raid de 8 jours, mieux vaut être autonome), autonomie ET  performance, ce qui nous amène à un sac   de densité élevée mais on y peut rien, telles sont les lois de la physique.

Ne foutez pas de la gueule de celui qui a le plus petit sac, c’est souvent quelqu’un d’expérience et quand il vous l’aura lâché sur le pied, vous rigolerez moins…

Alors la densité ben ça veut dire un sac avec des sangles de compression pour comprimer ce qui est dedans c'est-à-dire : tout, c’est un sac à dos pas un sapin de Noël…Une contrainte supplémentaire : le dos, le sac à dos ne dépasse pas la taille de la bête qui le porte sinon vous aurez l’air malin :

- « Il est passé où Jean François ? »,
- « Cherche pas, il est derrière son sac »
En même temps, un sac qui godille tout seul dans la poudre , c’est pas commun …

Ben maintenant : chargeons

Poche supérieure : PQ (compter le nombre de feuilles…), frontale, portable (avec les n° utiles, vous pouvez supprimer celui de la belle mère), boules Quiès (paraît qu’il y en a qui ronfle !), sifflet (pour les match de foot), boussole, carte, porte-carte, crayon, papier, altimètre (avec mode d’emploi pour passer le temps en refuge), (GPS, pour les initiés), chèques, monnaie, fil de fer, pince MacGyver, paraffine (pour les peaux qui bottent), couteau suisse, crème solaire, mini brosse à dents, mini tube dentifrice.

Matos technique : skis : fixations light, couteaux, peaux, 1 corde de 25m en 8mm, lunettes de glacier indice 4, masque brouillard, 2 paires de gants, piolet, crampons, 2 mousquetons à vis, 2 mousquetons simples, 1 broche à glace, 2 autobloquants, 1 sangle, 1 vache, 1 poulie, pelle, sonde, ARVA, 1 baudrier

Trousse de secours : pansements divers, collyre, compresses désinfectantes, elastoplast, tulle gras, paracétamol ou aspirine, 1 bande, pansements double peau Compeed, lunettes de rechange indice 4

Sur la bête : 1 teeshirt respirant, 1 polaire fine, 1 veste Gore Tex, chaussettes de ski, collant respirant, pantalon Gore Tex, casquette, bandeau polaire ou bonnet.

Change : 1 teeshirt respirant, 1 p chaussettes de ski

Pour la nuit : sac à viande en soie (demandé dans tous les refuges suisses, et d’autant plus utile qu’il n’est pas demandé en France…, enfin bref, question d’hygiène, chacun ses draps, hein…

A boire : gourde isotherme 1 litre, bouteille plastique 1 litre.

Tout çà tient théoriquement dans un sac à dos de 35 + 8 litres, fermé évidemment !

Et si ça tient pas ? Ben c’est que c’est mal rangé, c’est tout

Et j’ai encore oublié un détail : la bouffe !!!!!!!!!!

Alors là, soyez calculateurs, imaginez vos repas, rationnalisez, rationnez, faites des parts journalières, prédécoupez tome et saucisson, comptez les pruneaux et les barres de céréales etc, et aussi faites un peu marcher le commerce dans les refuges, et si vous en avez de trop, pensez à moi…, je vous aiderai à finir !

PS : poids total estimé : 13 kg

Bon ski à tous et si vous avez des idées pour faire moins lourd, n’hésitez pas à m’en faire part !

Alain.

Neige et Rocher Direction, plein ouest, l'Equateur...

12 copains, copines, passion commune, la montagne.

L’équateur, cette mystérieuse ligne située à 20 Km de la capitale Quito, qui sépare notre planète dans son milieu, pays magnifique de toutes les couleurs, des montagnes où les cultures forment de superbes patchwork qui montent jusqu’au sommet, quel travail…

Ces fameux volcans géants Cotopaxi (5897m), Chimborazo (6310m), aux neiges éternelles.

Les lagunes Cuicocha et de Quilotoa dont les cratères sont devenus des lacs dont on ne connaît même pas la profondeur !

Les marchés d’Otavalo et de Saquisili sont de véritables spectacles de couleurs et de pittoresques, les fruits, les légumes, les textiles, les cochons que l’on peigne pour être les plus beaux.

Et pour finir, un nom qui fait rêver tout le monde, les îles Galápagos, instants magiques, par sa faune et sa flore, des images qui resteront gravées dans ma tête à jamais.

Merci à Franck, Yves, Alain, Mathieu, Eliane, Marcel, Nicolas, Caroline, Elisabeth, Anaïs, Evelyne, d’avoir partagé avec moi ces moments privilégiés de bonheur et de découverte.

Mais surtout le succès de ce voyage est incontestablement du à Franck, notre GO, dit Assurancetourix, qui a su maintenir pendant 3 semaines un timing d’enfer (bien sur avec une équipe d’enfer aussi). Bravo Franck et merci encore pour toute l’énergie dont tu as fait preuve tout au long de ce voyage.

Hasta luego,

Catherine

dimanche 31 décembre 2006

Neige et Rocher Neige et Rocher

Neige et Rocher est le magazine du Club Alpin Français du Léman. C'est la trace papier de l'activité du club, la mémoire de celui-ci, on y trouve des articles traitant de la montagne. Tous les adhérents peuvent donc proposer des articles pour l'embéllir ... c'est le magazine du club, donc de ses adhérents.

Neige et Rocher a aussi pignon sur Web, et certains articles peuvent faire l'objet d'une publication sur ce site. La rapidité de publication permet d'accepter encore plus facilement des idées d'articles que vous souhaiteriez partager : expérience de sortie, clin d'oeil à un montagnard, jeune ou moins jeune, coup de gueule mérité, ...

Ci-après quelques extraits publiés dans les précédents magazines :

Vous avez une idée d'article, n'hésitez pas à la proposer à l'équipe publication en utilisant le formulaire de contact  (destinataire "Secrétariat du club").